Foot africain

Ibrahim Kamara (Sélectionneur des Eléphants A’) : “On va au Maroc pour faire des résultats”

Avant de s’envoler pour la Tunisie avec son groupe pour le dernier stage de préparation pour le CHAN 2018, Ibrahim Kamara, sélectionneur des Eléphants locaux, a donné une interview au site officiel de la Fédération ivoirienne de football (FIF).

La préparation au plan local vient de s’achever. Pensez-vous avoir exécuté tout votre programme ?
On était parti pour faire des stages de trois jours sur cinq semaines au départ. Ce qui allait nous faire quinze jours. Mais finalement, on a fait que 10 jours parce qu’à chaque fois, on avait des soucis de calendrier au niveau du championnat, le retour de certains jours en clubs. C’était plus compliqué que prévu.

Treize journées de championnat, c’est bien pour les joueurs. Mais ils n’ont pas tous les treize matches dans les pieds. Aussi faut-il le souligner, le fait d’avoir un championnat ne veut pas dire qu’on a une équipe qui a de la cohésion, de la fluidité dans le jeu. Je pense qu’il faut beaucoup plus. Il faut des joueurs qui sont en jambes pour faire une équipe.

Les joueurs sont sélectionnés sur la base des matches mais il faut avoir le temps de créer cette cohésion qui va permettre à l’équipe d’être solide au niveau du jeu, au niveau tactique et d’avoir l’intelligence collective. On va avoir une semaine de préparation en Tunisie après les dix jours de regroupement à Abidjan.

C’est vrai que le bilan ne peut pas être flatteur parce qu’on a joué des équipes de Ligue 1 et de Ligue 2. On aurait bien souhaité faire un test grandeur nature avant d’attaquer la deuxième phase de la préparation. On va aller se mettre au calme en Tunisie avec les joueurs sélectionnés. On prévoit faire deux matches amicaux.

On va se mettre en situation réelle de la haute compétition. A l’international, il y a d’autres difficultés. Ce sont d’autres challenges. C’est un plus compliqué. Mais le deuxième stage va nous permettre de voir réellement nos joueurs.

Un mot sur la liste des joueurs qui est passée de 35 joueurs à 23. Comment est-on arrivé à ces 23 retenus ?
On a suivi un bon nombre de joueurs à travers le championnat, les matches amicaux de préparation du CHAN, les compétitions de l’UFOA. La liste a été faite en fonction de leur performance, de leur régularité et en fonction de l’idée qu’on va se projeter sur les échéances futures. La possibilité d’aller au-delà du CHAN parce qu’il y a d’autres compétitions qui arrivent.

Les adversaires de la Côte d’Ivoire sont la Zambie, la Namibie, l’Ouganda. Que pensez-vous de ces pays ?
Ce sont de bon pays de football. Dans cette zone de l’Afrique, les équipes locales font office de sélection A. Elles sont aguerries aux compétitions internationales. Ce qui est un avantage pour eux. Mais ces noms ne devraient pas faire peur. Nous essayons d’avoir des images de ces équipes-là. On va au Maroc pour faire des résultats. Ce ne sera pas pour faire du tourisme. Les deux matches internationaux en Tunisie vont nous permettre d’évaluer l’écart, de permettre aux joueurs de prendre conscience. La difficulté, c’est que les joueurs doivent plus s’investir.

La Côte d’Ivoire était dans le carré d’as au dernier CHAN. Un statut à défendre. Cet enjeu est-il stressant pour vous ?
Une compétition a toujours ces enjeux. On a fini dans le carré au dernier CHAN. Il s’agit aujourd’hui d’aller représenter le pays de la meilleure façon possible. C’est-à-dire faire au moins ce qu’on a fait, il y a deux ans. Au-delà de cela, le CHAN reste un challenge qui va nous permettre de nous projeter sur des échéances à venir.

Notamment les éliminatoires des Jeux Olympiques. A chaque jour suffit sa peine. On va faire cette compétition au mieux possible, tout en nous projetant sur les échéances futures. Je profite de l’occasion pour souhaiter à tous une bonne et heureuse 2018.

Source : Fifciv.com

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